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La 12ème Biennale d'Art Contemporain de Lyon débutera le 12 septembre 2013

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Biennales, la règle du jeu, par le Directeur artistique, Thierry Raspail :
" Depuis sa création en 1991, je propose aux commissaires que j’invite de réfléchir à un mot clé. Celui-ci vaut pour trois éditions successives. Puisé dans l’actualité immédiate, à l’usage fréquent et aux amplitudes sémantiques incertaines, ce mot appelle une interprétation artistique autant que sociétale. Il y eut d’abord Histoire en 1991, puis Global en 1997, Temporalité en 2003 et enfin de 2009 à 2013 : Transmission
Au mot Transmission que je soumets à Gunnar B. Kvaran, celui-ci me répond de façon littérale par Récit. Le terme n’est pas plus un sujet qu’un titre. Il est simplement le point de départ d’un dialogue à partir duquel nous construisons trois plateformes : d’abord, une Exposition, car, quel que soit le mode d’association des oeuvres, leur lieu, leur choix ou leur absence, il s’agit bien de concevoir une exposition. Ensuite, Veduta, laboratoire de création et d’expérimentation visuelles dans lequel des artistes en résidence, la collection du Musée d’Art Contemporain de Lyon, des oeuvres de l’expo et des amateurs de tous âges et de toute appartenance sociale construisent un nouveau rapport visuel au monde. Enfin, Résonance, vaste polyphonie créative dans laquelle des collectifs d’artistes, des jeunes galeries, des néo institutions ou tout simplement des aventuriers de la forme, dessinent en contrepoint de l’expo un hommage à l’irrationnel, au pluriel et au seul temps qui vaille : le présent car c’est le seul dépourvu de durée.

Récit 
Pour Gunnar B. Kvaran, poser récit à côté de transmission c’est par conséquent énoncer l’évidence de ce qui se passe (« Le réel est ce qui se passe » dit le philosophe). Au néomodernisme qui emplit nos murs et les patine d’une douce nostalgie, Gunnar B. Kvaran oppose une nouvelle attention à la forme. Car c’est une forme inédite de pensée. Et la forme de cette pensée est probablement ce qui dit le plus. Les histoires peuvent être bonnes, mais ce qui les distingue au bout du compte on le sait, c’est la pertinence de leur forme, car c’est elle qui crée le sens en formant le récit. Le Petit Prince a dit : « Raconte moi une histoire », et le poète l’a dessinée. 
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Voir aussi Gunnar B. Kvaran sur LYon-Photos.fr

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